

Repères
Le Barrage de Bort-les-Orgues, sur la Dordogne,
a été mis en service en 1952. Il est haut de 120 m et long,
et large au sommet, de 390 m. Son épaisseur varie de 8 m
à sa crête, jusqu'à 80 m à sa base. Il est fait de 700 000
m3 de béton.
La retenue borde 3 départements, la Correèze,
le Cantal et le Puy de Dôme: Elle est d'une capacité
totale de 477 millions de mètres cubes, pour 21 km de long
et 1.073 hectares.
La puissance totale installée est de 240 MW et la production
annuelle moyenne d'electricité est de 325 Gwh
Les installations du barrage se visitent:
se renseigner à l'office du tourisme.

Ouvrage des Editions Privat "Bort les Orgues, un
barrage dans l'histoire", retiend d'abord l'attention
par la richesse de ses illustrations. De nombreuses photos
inédites montrent au premier coup d'oeil, le chantier
titanesque du barrage et certains aspects presque anecdotiques.
On voit ainsi des ouvriers percer la nouvelle route vers
Ussel avec des pelles et des brouettes de bois, des moyens
bien modestes comparés aux machines d'aujourd'hui.
Mais c'est avant tout un ouvrage d'historien. Alexandre
PAU retrace dans les moindres détails la naissance
de l'ouvrage, les travaux, la vie sur le chantier et toute
une région changée. Les bortois connaissent
beaucoup de ces informations mais tous y trouveront des
précisions ou des détails supplémentaires.
Loisirs
Pour profiter du lac, deux sites sont à
votre disposition.
Près du château de Val, de nombreuses
activités sont proposées et un petit port
de plaisance est à la disposition des pêcheurs
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Sur la rive opposée (accès par
la route d'Ussel), la plage des Aubazines
Naviguer sur le lac
Quoi de mieux, pour profiter du lac que de
faire une escursion avec les Vedettes Panoramiques. Deux
circuits sont proposés. L'un remonte la vallée
de la Dordogne et l'autre descend vers la partie aval et
le barrage. Ilsvous permettront d'accéder à
des lieux exceptionnels inaccessibles par la route.
Les frères Brousse qui pilotaient les
bateaux depuis 1966 viennent de passer la main, également
à deux frères, William et Julien Hadjout.
Les promenades sont commentées et émaillées
de npmbreuses anecdotes.
Il est prudent de réserver ou de venir
à l'avance. Le succès de ces bateaux ne cesse
de s'amplifier avec 27000 voyageurs en 2010.
En
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Le château de Val

Seule une étroite langue de terre relie le
château de Val à la rive offrant ainsi au visiteur une impression
unique.
Cette imposante fortreresse est flanquée de
six tours coiffées de toits en poivrière, dont les différentes
couvertures donnent à la toiture de VAL un original chatoiement
de couleurs.
Dans la cour d'honneur, une chapelle gothique
du XVe est dédiée à Saint-Blaise. On pénètre dans le château
par une porte bardée de fer, dont le tympan est orné d'un
bas-relief aux armes fleurdelysées des d'Estaing. Un escalier
en spirale dessert les divers étages par un vestibule, qui,
à l'origine, était une cour intérieure sans toiture. Le
premier étage comprend trois grandes salles dont la décoration
(plafonds et cheminées) date du milieu du XIXe siècle. Le
deuxième étage est réservé, chaque année, aux expositions.
On accède ensuite au chemin de ronde qui offre un splendide
panorama sur le lac. la visite se termine par la charpente
et en particulier celle d'une tour, intéressante oeuvre
des compagnons du XVe siècle.
Le nom de Val vient du latin vallis (vallée).
La région de Val fut habitée par des tribus sédentaires
dès le néolithique. A l'époque gallo-romaine, un riche gaulois
y possédait un large domaine qui avait pratiquement les
limites de la Seigneurie de Val Des vestiges de cette époque
restent scellés dans le mur de soutènement de l'escalier
adossé à la chapelle : deux pierres en grès sculptées. L'une
représente la roue solaire, l'autre les rayons à courbures
gammées, symbole du dieu gaulois Bélénus très vénéré par
les Arvernes. A la fin de l'époque gallo-romaine, le climat
dinsécurité obligeant l'aristocratie à chercher refuge dans
des fortifications, l'éperon schisteux sur lequel est bâti
le Château constituait un emplacement naturel idéal pour
l'établissement d'un système défensif qui, à cette époque,
devait se limiter à un fortin de bois entouré d'une palissade.
Devenu chef-lieu d'une baronnie, appartenant
à la famille de Thynières, VAL fut vendu par Guillaume de
Thynières à Guillot d'Estaing, qui entreprit
la construction du château actuel en 1440, sur les
fondations de l'ancienne forteresse.
La famille d'Estaing en restera propriétaire
pendant deux siècles mais en 1660 Joachim d'Estaing
préfère séjourner à la cour
de Versaille où règnent anne d'Autriche et
Mazarin. Le château de Val est donc vendu et il passera
entre plusieurs mains.
A la Révolution, le château appartient
à M. de Saint Etienne qui sera arrêté
en 1791 mais parvint à s'échapper. Malgré
les scellés, le château sera pillé.
En 1814, c'est un commerçant de Bort
les Orgues, André Lohgueville, qui s'en porte acquéreur.
Mais il entreprend de désosser le château pour
le vendre par morceaux; là une pierre, là
une poutre.
L'édifice ne dût son salut à
l'expulsion forcée de Longueville par un jugement
du 1er décembre 1837.
En 1865, Souchard, consul de France à
Boston (nommé par Napoléon III) achète
Val. Il le lègue à sa mort à la petite
fille d'Eugène Rouher, qui fût premier ministre
de Napoléon III et président du parti bonapartiste.
L'heureuse bénéficiaire est la Vicomtesse
d'Arcy.

Eugène ROUHER, croqué
par le caricaturiste Daumier
Sa fille Léontine épousera Monsieur
Pierre Hénault qui habite Lanobre et présidera
le comité de défense contre la construction du barrage.
Acheté par EDF, Val fut épargné in extremis
par la montée des eaux du barrage. Mais il fût abandonné
puis racheté en 1953 et restauré par la ville Corrézienne
de Bort-les-Orgues alors qu'Il est situé sur la commune
de Lanobre, dans le Cantal.
En 1960, une scène du film Le Capitan
est tournée à Val. Jean Marais grimpe le long
de la plus haute tour en insérant des couteaux dans
les interstices entre les pierres pour rendre la liberté
à Elsa Martinelli (Gisèle d'Angoulème)
On y a tourné également en 1984
le film "Frankenstein 90" réalisé par Alain Jessua
avec comme vedettes principales Jean Rochefort et Eddy Mitchell.
Chaque année le château organise dans ses
salles du second étage des expositions consacrées aux œuvres
des plus grands artistes peintres contemporains. En juillet
et Août, " les mercredis du château " programment l'accueil
de plusieurs spectacles.

L'Office de Tourisme de Bort édite une brochure
de 32 pages sur le Château de Val
Le château de Pierrefitte
De l'autre côté du lac se dresse
le château de Pierrefitte qu'on apperçoit depuis
la route d'Ussel à Bort les Orgues.
Malheureusement, on ne peut pas le visiter
mais une très belle page du site de la commune de
Sarroux lui est consacré.

En
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Les livres
René Limouzin
Nous sommes en 1939, le romancier nous fait
découvrir Mialet à quelques kilomètres
de Bort en amont sur la Dordogne. Ici, Personne ne croit
réellement à ce projet de barrage qui doit
noyer la vallée. Pourtant, même la guerre ne
saura empêcher la mort de ce village prospère.
Autour de l'intrigue, nous vivons les dernières années
de ses habitants avec l'incrédulité, la colère,
la résignation, le maquis, les collabos et même
l'amour... Et nous suivons les travaux du barrage, les travailleurs
étrangers, l'installation des ouvriers à la
Plantade, l'arrivée du dernier train en gare de Bort
etc...
2007 aux Editions
de La Vetiziou
L'ouvrage de référence en la
matière. Ecrit en 1991 il a été réédité
en 2008. Il retrace l'histoire de la Vallée de la
Dordogne et la construction des barrages de Bort à
Argentat avec précision et de nombreux témoignages
à l'appui.
Pour en savoir plus sur les gabariers de la
Dordogne, l'ouvrage deDaniel Borzeix est une référence.
Ce livre est né d'une amitié entre deux hommes,
tous deux instituteurs, l'un voulant connaître et l'autre
voulant raconter pour que ce qu'il avait vécu ne disparaisse
pas tout à fait. On suit Henri Soudeille de sa naissance
en 1902 jusqu'à sa retraite en 1960. On y rencontre un enseignant
parfaitement implanté dans son milieu (Spontour) par son
métier mais aussi par de nombreuses activités post et périscolaires.
On y fait connaissance avec ce monde bien particulier qu'était
celui de la Dordogne au temps et à la fin des gabariers
et des pêcheurs, comme au temps de la construction des barrages.
Le bois et les gabares

L'exploitation du bois a toujours été
une activité importante dans la vallée. On
fabriquait alors dans les scieries le merrain (les planches
qui servent à monter les tonneaux) et la carassonne
(des piquets de châtaignier de 1,50 à 2 mètres, destinés
aux vignes de la basse Dordogne et du Bordelais).
Mais à l'époque, on ne connaissait
pas la tronçonneuse et on utilisait des scies à
main, comme celles photographiées ici à la
foire de Condat (Cantal) en 2009.
Autrefois chargés sur des gabares,
ces bois descendaient la Dordogne au plus grand péril
des bateliers.