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carnetdebort.org - l'industrie à Bort les Orgues

L'industrie à Bort


 

 

La chapellerie


Une publicité de 1925 pour les chapeaux...

La tannerie

La Tannerie de Bort les Orgues ouvre ses portes en 1888 face à la gare. Elle emploie encore 690 salariés en 1970 lors de la fusion avec les tanneries d'Annonay et du Puy pour former le premier groupe français de tannerie "TANNERIES FRANCAISES RÉUNIES" (T.F.R) qui emploie en France près de 3000 personnes.

L'entreprise ferme ses portes en 1991.

En 1996, la création du Musée de la Tannerie et du cuir

Le site du musée

 

La maroquinerie

L'usine de maroquinerie "Le Tanneur" ouvre ses portes en 1932. Reprise en 1997 après un dépôt de bilan, la marque a spécialisé les deux usine de Bort dans la fabrication de produits pour de grandes marques du luxe

Le magasin d'usine de la marque Le Tanneur propose sacs à main, sacs de ville, bagages et petite maroquinerie à des prix usine sur la maroquinerie haut et moyen de gamme à Bort les Orgues dans le Limousin. La marque distribue aussi la collection Soco.

 

La Mine

Les mines du bassin de Champagnac Ydes ont cessé leur activité en 1959

L'histoire de la mine d'Ydes

Le musée de la mine de Champagnac

 

L'ère industrielle à Bort les Orgues

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, alors que l'industrialisation de l'Europe est en marche, Bort dispose d'un atoût considérable, la force hydraulique de la Dordogne et de la Rhue. C'est pourquoi de nombreuses manufactures vont s'installer et se développer au bord des deux rivières.

1878 L'usine de La Plantade

La fabrique de chapeaux Mègemond frères fut fondée à Bort au début du XIXè Siècle.

En 1860,la chapellerie ne comptait qu'une trentaine d'ouvriers mais déja la moitié de la production est livrée à l'exportation.

Alors que vers 1870, beaucoup de petites chapelleries du Limousin avaient disparu, Bort avait su conserver plusieurs usines grâce à la modernisation de ses méthodes de travail et l'acquisition des machines récemment inventées.

Ainsi, outre Mégemont, Brun est installé près des Grand Moulins Argilet à la place de la Boucherie au Marché et Malet, avenue Victor Hugo, à la place de la Poste.

Mais le grand homme de la chapellerie à Bort sera Alfred Mégemond, dit paradoxalement "le petit Monsieur" à cause de sa taille. Dès le départ, il opte pour la dimension industrielle et vers 1878 installe sa manufacture à la Plantade où la proximité de la Dordogne assure la fourniture d'énergie hydraulique indispensable aux machines..

Le rapprochement vers la gare

Alors que la gare de Bort, vient d'ouvrir en 1882, Mégemond comprend très vite l'intérêt de s'en rapprocher. C'est pourquoi dès 1885, lesateliers sont transférés, d'abord avenue Victor Hugo, dans les bâtiments en face de la Poste actuele.

Mais en 1892, la chapellerie s'instale à Saint-Jacques. Ele emploie 300 chapelliers en morte saison, l'hiver,et 400 en bonne saison. Ele devient ainsi une des premières chapelleries de France fabriquant jusqu'à 4000 chapeaux par jour. Vendus entre 4 et 5 Francs pièce, ils sont expédiés dans toute la France, dans l'Europe entière, au Canada et même en Afrique où les tirailleurs portent la chechia et jusqu'en Indochine pour les chapeaux coloniaux.

 

Plusieurs autres photos sont en ligne sur le site d'Auguste Hurgon

Voir les photos

 

En 1906,la Maison Mégemond ne compte plus que 234 employés, A cete époque, on ne fabrique par jour plus que 600 pièces.

Des ouvriers spécialisés de Louhans, Espéraza, Chazeles sur Lyon viennent alors encadrer la main-d'oeuvre locale. Mais ces nouvelles conditions de travail vont vont déboucher sur le conflit de 1911. Déja depuis 10 ans, deux syndicats défendent les ouvriers une Caisse de secours mutuel vient en aide aux malades.

Mais la crise économique de 1929 "la grande dépression" aura finalement le dernier mot de la chapellerie à Bort. La Manufacture Mégemond ferme définitivement ses portes en 1932

Bort les Orgues - l'usine de confection

La reprise de l'usine Saint Jacques

Dès 1935, l'usine est réinvestie par une activité de Confection sous le nom de Mas.

Elle sera reprise par Bidermann, un groupe de confection de vêtement masculin constitué dans les années 1960 gérant de nombreuses licences de moyen et haut de gamme (Kenzo, Yves Saint Laurent, Daniel Hechter, Courrèges...). Son siège social était situé à Paris (Rue de Turenne) et il exploitait de nombreuses usines en France en plus du site de Bort les Orgues (Valenciennes, Poix-du-Nord, Hénin-Beaumont, Sainte-Pazanne, Legé, Déols, Toulouse)

En 1978, l'usine de Bort emploie encore 530 personnes.

Vers le dépôt de bilan

Pourtant au début des années 90, rien ne va plus.

Au cours du procès Elf de 2003, le pdg Le Floch-Prigent a indiqué que lui et Alfred SIRVEN avaient remis à Maurice Bidermann une somme de 12 millions de Francs destiné à renflouer l'usine de Bort, avant les élections législatives de 1993, alors que Jacques Chirac était candidat dans la circonscription (Source: journal Libération)

Mais cette somme ne suffit pas à sauver l'entreprise et de bonnes âmes continuent de veiller sur l'entreprise. Ainsi d'après un article de presse publié dans le journal "Les Échos" du 24 mars 1998 des subventions du gouvernement avaient été accordées à la Manufacture corrézienne de vêtements (MCV), qui était placée en liquidation judiciaire.

De ce fait, la Commission Européenne s'est intéressée à l'affaire pour vérifier si cette aide n'avait pas faussé les clauses de libre concurrence posées par le traité de Rome.

Analysant le dossier, voici les conclusions de la Commission Européenne: "MCV est située à Bort-les-Orgues (Corrèze), dans une région qui connaît des difficultés économiques et est donc classée en zone "PAT"(4) à taux majoré. Selon la France, MCV n'a jamais pu surmonter ses difficultés financières dues au fait qu'elle a conservé la fabrication de textiles comme activité économique principale. Elle n'a jamais établi de stratégie pour réagir avec souplesse à la demande du marché et pour améliorer sa valeur ajoutée grâce à des services spéciaux comme la mise au point de modèles, le contrôle de qualité et la rapidité. De plus, ses équipements industriels étaient anciens et conçus pour des méthodes de travail dépassées, ce qui a réduit sa productivité. Selon un article paru dans "Les Échos" du 24 mars 1998, des aides d'État d'un montant de 100 millions de francs français (FRF) (soit 15244902 euros) ont été accordées pour aider l'entreprise à surmonter ses difficultés financières. Le 18 décembre 1997, le tribunal compétent a ouvert la procédure de mise en liquidation de MCV et a prononcé la liquidation de la société."

Une offre de reprise a cependant suscité l'espoir "La société Core Placements SA a présenté un plan destiné à rétablir la viabilité économique du site de production de l'ancienne société MCV. Le 13 juillet 1998, le tribunal compétent a accepté l'offre de M. Bienaimé, président de la société Core Placement SA et agissant au nom de celle-ci, consistant en la reprise de 110 employés et en l'achat du stock et du matériel d'exploitation de l'entreprise pour 100.000 FRF.

Malheureusement, le 21 octobre 1999, la société Core a été placée en liquidation judiciaire et a totalement mis fin à ses activités.

L'analyse de la Commission européenne

Aujourd'hui, les locaux de l'usine désaffectée ont laissé la place au boulodrôme et aux Restos du Coeur.

 

Bort les Orgues - L'usine à moulinage de la soie

La filature du Saut de la Saule

"Les usines de la Cascade, implantées sur la Rhue dès 1856 dévidaient les cocons du bombyx du mûrier et filaient la soie grège de chine et du Japon. Autour de 1900, la maison Sénécluze, qui a ses attaches à Lyon, organise la vie de l'usine de manière originale. Les trois à quatre cents ouvrières, filles des campagnes environnantes, vivent dans un internat dirigé par des soeurs de la Sainte-Famille et n'en partent qu'en fin de semaine. Il y a tout sur place: dortoirs et réfectoires, ouvroir et bibliothèque, four à pain, basse-cour et jardin potager. Un curé dessert même la chapelle privée.

Pour accéder à l'usine, un pont piéton suspendu privé permettaitt aux ouvriers du Cantal de gagner la filature de soie près de de la cascade,

"Les usines de la Cascade, implantées sur la Rhue dès 1856 dévidaient les cocons du bombyx du mûrier et filaient la soie grège de chine et du Japon. Autour de 1900, la maison Sénécluze, qui a ses attaches à Lyon, organise la vie de l'usine de manière originale. Les trois à quatre cents ouvrières, filles des campagnes environnantes, vivent dans un internat dirigé par des soeurs de la Sainte-Famille et n'en partent qu'en fin de semaine. Il y a tout sur place: dortoirs et réfectoires, ouvroir et bibliothèque, four à pain, basse-cour et jardin potager. Un curé dessert même la chapelle privée.

Pour accéder à l'usine, un pont piéton suspendu privé permettaitt aux ouvriers du Cantal de gagner la filature de soie près de de la cascade,

La vue des bâtiments, autour de 1910, atteste l'importance de cette filature de soie, seule usine ou presque en Corrèze à transformer une matière première extérieure au département" - (Source - La Corrèze, 1900-1920: avec les cartes postales - Par Lucien Most - 2001 - 178 pages - Editions de Borée)

L'usine emploie 700 ouvrières en 1876, 500 en 1891 et 265 en 1913.

Elle restera en activité jusqu'en 1965.

En 1968, l'usine céda la place au CAT La Saule

 

En savoir plus sur la page du Saut de la Saule

 

Sommaire

 


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