Le vélorail du Cézallier reprend du service
en 2010.
En mai et juin, trois circuits sont proposés
les week-ends. Le départ départ de la gare de Landeyrat.
Gentiane (semi-sportif). Deux dénivelés
: aller, 120 m sur 4 km ; retour, 180 m sur 5,5 km (environ
3 %), gare de Landeyrat - gare de Lugarde ; aller-retour,
23 km (5 heures). Tarif par vélorail : 44 ?. Départ à
9 h 30.
Baron de la Santoire (semi-sportif). Dénivelé
de retour : 180 m sur 5,5 km (environ 3 %), gare de Landeyrat
- Viaduc de Saint-Saturnin ; aller-retour, 14 km (3 heures).
Tarif par vélorail : 33 ?. Départs à 9 h 45 et 15 h 30.
Cascade des Veyrines (accessible à tous).
Aller-retour, 6 km (1 h 30). Tarif par vélorail : 20 ?.
Départs à 10 h 45, 13 h 30 et 15 h 30.
Réservation obligatoire
au 04.71.20.91.77 en mai, juin et septembre,
le week-end, de 9 heures à 11 heures et de 14 heures à
16 heures,
Le rail à Bort les
Orgues - de la vapeur au Gentiane Express
Dernière mise à jour le 22/08/2011
Le
nouveau parcours du Gentiane Express a été
inauguré
Après un an d'arrêt
et bien des questions pour les membres de l'association
gérante du Gentiane Express, le nouveau
parcours du train touristique de la Haute Auvergne
a été inauguré le 5 aooût
2011 entre Riom es Montagne et Lugarde.
En effet, c'est maintenant le
syndicat mixte créé entre les
communautés du Cézallier et du
Pays Gentiane qui est responsable de la gestion
du dossier du train touristique. Ce syndicat
est présidé par un élu
de Riom es Montagne, Thierry Charbonnel.
Malheureusement, ni la ville de
Bort les Orgues, ni la Communauté de
communes Sumène Artense ne font parties
de ce syndicat et le train ne peut donc plus
être exploité sur les tronçons
qui traversent leur territoire.
Quoi qu'il en soit la procédure
d’appel d’offre pour la partie concernée
a bien eu lieu et c'est l'association des Chemins
de fer de Haute Auvergne qui se voit à
nouveau attribué la responsabilité
de la gestion jusqu'en 2015.
Le retour du train: une histoire à rebondissements
En 1993, deux années après la fermeture de la ligne
Bort-Neussargues, Christian Abraham et Jean Michel
PIERNETZ arrivent à convaincre une poignée
de passionnés de s'investir au sein de l’Association
des Chemins de Fer de la Haute Auvergne pour sauvegarder
le patrimoine exceptionnel que représente ce
tronçon
En 1997 commence l’exploitation du train touristique
Gentiane Express® sur le parcours entre Riom-ès-Montagnes
et Lugarde (Cantal).
Cinq ans après, en 2002, un second tronçon
de ligne est réouvert entre Riom et Bort-les-Orgues.
Pour la cérémonie d'inauguration, l'autorail X 2403
et sa remorque Decauville, effectuent le parcours
de Riom-es-Montagne à Bort, après avoir symboliquement
défoncé le butoir factice qui barrait la voie vers
Bort, sous les applaudissements nourris des participants
au voyage. En gare de Bort, c'est le Maire qui a accueilli
le train inaugural, et remis à Christian Abraham,
président des CFHA, la médaille d'or de la ville de
Bort. Le maire rappelle le déchirement qu'a été la
fin du chemin de fer à Bort : « on avait l'impression
de perdre un investissement historique » ; le retour
du train, fût-il touristique, à Bort ne passe d'ailleurs
pas inaperçu auprès de la population locale, surprise
de devoir à nouveau s'arrêter aux passages à niveau...
Cette section sera exploitée jusqu'en 2009.
Le Gentiane Express à l'arrêt en 2010
Mais entre temps, les choses changent au sein de
l'association des CFHA. L'assemblée générale
décide de changer de président et c'est
Jean Michel Piernetz qui succède à Christian
Abraham. S'en suivront plusieurs années de
guerilla juridique.
Ainsi, au terme d'une longue procédure, au
printemps 2009 la Cour administrative d'appel
annule la décision d'attribution de la ligne
Bort Lugarde à l'association du Gentiane Express.
En effet, le Conseil général du Cantal
avait attribué en 2004 cette délégation
pour 5 ans. Mais ce scénario a été
remis en cause par un recours de l'association concurrente
"Le Tour du Cantal en train" que préside
Christian Abraham au motif (retenu par le tribunal)
que les règles de mise en concurrence n'étaient
pas satisfaisantes.
Jusqu'à la décision du tribunal, la
convention de 2004 liait RFF, la SNCF, le Conseil
Général du Cantal et l'Association des CFHA pour la
gestion de cette voie ferrée. Suivant les termes
de cette convention, RFF mettait à disposition du
Conseil Général du Cantal la ligne. Ce dernier, suite
à un appel d'offres, avait retenu l'Association des
Chemins de Fer de la Haute-Auvergne pour la délégation
de service public correspondante. L'association versait
annuellement au Conseil Général une redevance composée
d'une part fixe et d'une part variable incluse dans
le prix des billets. Et le Conseil Général payait
RFF. Le Conseil Général de la Corrèze, département
que parcourt le chemin de fer touristique sur seulement
quelques Kilomètres, avait cédé ses droits au Conseil
Général du Cantal.
Or suite à cette décision
du tribunal en 2009,le Conseil général
du Cantal mesure les risques de ce dossier: juridiques
puisque c'est ce sont se décisions administratives
qui sont invalidées mais aussi financières
au regard des engagements en matière de travaux
que peut représenter la sauvegarde d'une telle
ligne. C'est pourquoi il décide de se retirer
de l'affaire plutôt que de lancer un nouvel
appel d'offre.
Dès lors la situation devient
extrêmement préoccupante pour l'exploitation.
La circulation du Gentiane Express ne repose plus
sur aucune base juridique et le Gentiane Express doit
rester à l'arrêt.
A la fin de la saison 2009, le 6 octobre
2009, la Communauté de communes du Pays Gentiane organise
une réunion de concertation avec l'ensemble des présidents
des communautés et des conseillers généraux du secteur,
afin d'étudier les possibilités d'établissement d'une
nouvelle structure de gestion pour l'exploitation
touristique de la ligne ferroviaire Bort-les-Orgues
Lugarde. Toutes les communautés de communes concernées
(Bort, Lanobre, Beaulieu, Sumène-Artense, Cézallier)
sont invitées.
Malheureusement, le dossier n'avance
pas. Au printemps 2010, la mairie de BORT met le doigt
sur une nouvelle difficulté. On apprend en
effet dans le journal municipal que la réouverture
de la ligne présenterait des dangers et qu'il
est nécessaire de réaliser pour 2 millions
d'euros de travaux avant le retour du train.
Dès lors, on comprend que le
Gentiane Express restera à l'arrêt plus
longtemps que prévu et en effet, aucune circulation
n'aura lieu en 2010.
La circulation des trains sur la ligne Bort-Lugarde
est-elle réellement dangereuse ?
La réponse est clairement négative.
Dans un courrier du 4 août 2010, la SNCF atteste
que "les paramètres techniques de la voie
permettent la circulation des trains". Cette
lettre précise même qu'un technicien
de la SNCF a constaté le 15 juin 2010 que les
défauts signalés à l'automne
2009 avaient été corrigés. De
son côté, Jean Michel Piernetz, président
de l'association qui fait circuler le Gentiane Express,
confirme que la voie est parfaitement adaptée
à des vitesses de circulation limitées
sur tout le parcours à 30 km/h. La sécurité
n'est pas en cause.
Tristan BROHAN Responsable Infrastructure des CFHA
et Jean Michel PIERNETZ Président de l'association
Dans ces conditions, a quoi correspond la somme
de deux millions d'€uros de travaux dont on a
parlé?
En 2009, le Conseil général du Cantal,
a sollicité la SNCF pour établir un
devis concernant les travaux qui devaient être
envisagés à terme sur la ligne. Ce document,
diffusé au début de l'année 2010
liste toute une série de travaux d'entretien
courant (élagage, désherbage, changement
de traverses etc...) qui sont en fait régulièrement
réalisés par l'association des Chemins
de Fer de Haute Auvergne, selon les normes édictées
par la SNCF. Réseau Férré de
France (RFF) a d'ailleurs confirmé officiellement
au printemps 2010 que l'association était parfaitement
habilitée à réaliser ces travaux.
Restent 3 interventions plus coûteuses, étant
bien précisé qu'aucun problème
de sécurité immédiat n'est relevé.
Ces ponts concernent un petit muret de pierre qui
doit être réparé ainsi que deux
ponts metalliques. En fait, il s'agit de très
petits ponts (longs de 5,2 mètres) permettant
le passage sur des chemins de terre dont l'un se trouve
sur Menet et l'autre sur Riom es Montagne. Dans les
deux cas, les travaux à réaliser portent
sur la structure métallique
Le Pont de Ment
Le Pont de Riom
Jean Pierre Piernetz, le président
du CFHA, étonné des sommes figurant
sur le devis a sollicité d'autres devis auprès
de sociétés concurrentes mais néanmoins
agréées par la SNCF. Pour l'ensemble
des 3 interventions (muret & deux ponts métalliques),
la somme a affecter à ces travaux n'est plus
que de 100.000 €uros, soit 5% seulement de la
somme initiale et donc un montant beaucoup plus raisonnable.
La situation actuelle
Les élus craignent néanmoins
de devoir participer au financement s'ils s'engagent
dans le dossier. La Communauté de Communes
Sumène Artense (Vebret, Champs sur Tarentaine,
Champagnac) fait valoir que le train est surtout une
distraction pour ses vaches qui le regardent passer
alors qu'il n'y a aucun arrêt sur son territoire.
A Bort, on reconnait l'intérêt du train
pour le développement touristique mais on fait
remarquer que sans l'autorisation du Conseil communautaire
Sumène Artense, il est impossible de rejoindre
en train Riom es Montagne depuis Bort.
La situation semble donc bien bloquée
mais l'absence du train durant tout l'été
2010 alarme les élus de Riom. Faute de venue
des voyageurs, les commerces locaux tirent la langue.
A l'initiative des élus de Riom, le Syndicat
Mixte pour l'exploitation touristique de la section
Riom-ès-Montagnes / Lugarde est créé.
Il sera présidé parThierry Charbonnel
et un appel d'offre public est lancé en janvier
2011.
L'association des Chemins de Fer de la Haute Auvergne
sera retenue pour cette nouvelle exploitation entre
Riom et Lugarde. Le tronçon entre Bort et Riom ne
sera plus exploité en circulation touristique mais
uniquement en circulation technique pour l'acheminement
du matériel jusqu'à la gare de Riom-ès-Montagnes.
La gare de Bort-les-Orgues reste la base technique
de l'association.
La mobilisation ne faiblit pas
La livrée de l'autorail Picasso a été
totalement rénovée.
Michel PIERNETZ, président des CFHA présente
la draisine qui permet aux équipes de se rendre
sur les chantiers d'entretien de la voie
L'abri métallique bordant les
voies a été sauvé de la destruction
grâce au travail des bénévoles
Préparation des engins d'intervention sur
la voie.
Le Gentiane Express en vidéo
En 2007, FR3 Auvergne avait consacré un reportage
au Gentiane Express.
Nous retrouvons la rame de retour de la fête
de l'Estive (Allanche) en mai 2006
Pendant 108 ans, le train et la gare de Bort ont
animé l'activité de la ville. Ils
ont permis l'essort des manufactures qui trouvaient
ici non seulement la force motrice de l'eau mais
aussi le moyen de s'approvisionner facilement en
matières premières puis d'exporter
le produit fini (soirie, confection, chapellerie,
mines de charbons de Champagnac). Le train a aussi
permis a de nombreux jeunes du pays d'immigrer vers
la capitale ou de gagner les ports de la Manche
pour embarquer vers le Nouveau Monde.
Les grandes dates
1881 La ligne entre Tulle-Ussel et Clermont dessert
Eygurande-Merlines.
1882 ouverture au trafic de la ligne d’Eygurande
à Largnac, par Bort-les Orgues (inscrite dans le
projet Nord-Sud de la compagnie Paris-Orléans. Largnac
n’est qu’un terminus provisoire. Mauriac sera atteint
un an plus tard).
La gare de bort avec son triage et sa rotonde
La "Rotonde" de Bort n'était
pourtant pas ronde
1887 Ouverture de la ligne venant de Paris par Montluçon
17 Juin 1892 Convention de concession pour la ligne
de Bort à Neussargues afin de terminer la
liaison Béziers Paris. La question du transport
des vins du Languedoc vers Paris a été
déterminante. C'est en effet, à partir
du XIX° siècle que les Parisiens ont bu les vins
du Midi et la consommation de vin de la région parisienne
a, paraît-il, été multipliée par 6 entre 1840 et
1900.
Locomotives en gare de Mauriac
1893-94 : Pochat et Schaffner fondent la Société
Anonyme des Mines de Champagnac ; l'exploitation
fut prospère par la mise en service de la ligne
de chemin de fer Paris-Aurillac qui met un terme
au transport du charbon par voie d'eau.
21 juin 1904 Départ de Paris du 1er "train
Bonnet" en direction de Mauriac via Bort
les Orgues. Du nom de leur inventeur, Louis Bonnet
créateur du journal "L'auvergnat de
Paris", ces trains permettaient aux expatriés
à Paris de rentrer au pays pour les vacances
avec des réductions de l'ordre de 40%. Ils
ont circulé jusqu'en 1939 avec une interruption
pendant la guerre de 14.
2 décembre 1907 Ouverture des tronçons
Bort-les-Orgues à Riom-ès-Montagnes et de Neussargues
à Allanche.
11/05/1908 Ouverture de la ligne Allanche à Riom-ès-Montagnes
qui va permettre de relier Béziers à
la capitale par des trains directs. Ainsi un
express de nuit part à 20 h52 de la gare d'Orsay
à Paris à destination de Béziers, où il arrive
à 15h47 le lendemain. Ce train s'arrête à
Bort vers 6 heures du matin. Pendant les travaux
du barrage, il permettra aux ingénieurs parisiens
de venir passer la journée sur le chantier
et de rentrer le même jour par le train du
soir. Certains voyageurs racontent alors qu'ils
entendent chanter les Orgues lorsque le train
s'en approche en reprenant de la vitesse après
l'arrêt en gare. Il faut dire que le rail
était à l'époque fort sonore:
vapeur dans les tuyaux de la locomotive, craquements
des wagons en bois, grincements des roues dans les
courbes d'aiguillage, rythmique des roues sur les
raccords de rails...
1932 Création d'un embranchement vers Champagnac
depuis Saignes pour le transport de matériaux
destinés au chantier du barrage de Mareges.
4 juin 1944, le maquis Cantalien décide de neutraliser
la ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues en faisant
dérailler une machine à vapeur. Venant de Riom,
la 141-TA-430, lancée à pleine vapeur
se renversa sur son flan droit à l’entrée
de la gare de Saint Etienne-Menet, au niveau du
PN 326au bout d'une longue pente de 30°/OO.
2 Juillet 1945 - Le général
De Gaulle fait une halte en gare de Bort les
Orgues où il est accueilli par une
foule nombreuse dans l'exhaltation de
la Libération. Il vient d'inaugurer
le barrage de Saint Etienne Cantalès à
20kms à l'ouest d'Aurillac sur la Cère, affluent
rive gauche de la Dordogne. L'aménagement
hydroélectrique du barrage a débuté
en 1939.
Le cortège du Général
a pris un train spécial à Mauriac
pour rentrer dans la soirée sur Paris.
Au cours de ce voyage en Auvergne commencé
la veille, il aura fait étape à
Clermont-Ferrand, Issoire, Saint Flour et
Aurillac.
Dans ce voyage, il est accompagné
du Sultan Mohamed V et du Prince Moulay Hassan.
1945 - Lors de la montée en puissance des
travaux du barrage (à la Libération),
et pour permettre au train de continuer à
circuler pendant les travaux, on va construire une
passerelle provisoire sur laquelle sont fixés
les rails et que les trains doivent emprunter à
vitesse très réduite. Jusqu'en 1950,
une ouverture sur le côté droit du
barrage permettra aux trains de continuer à
passer (Voir photos ci-dessous)
Un autorail type 23 construit par Michelin
aborde le chantier. Construites à partir
de 1936 ces "Michelines" avaient été regroupées
au dépôt de Clermont-Rabanesse. Elles desservaient
les lignes de la région, en étoile autour de Clermont,
notamment Le Mont-Dore, Ussel, Bort, et Mauriac.
Dotées de 2 compartiments de 48 places, le
chassis de la type 23 était articulée, obligation
faite par sa très grande longueur (30,36 m) mais
la caisse est rigide. Cet autorail peut donc se
déplacer transversalement en soulèvant "ses jupes"
dans les courbes très serrées. Elles
ont circulé jusqu'en 1952 (Source Damien
Follet novembre 2010).
13 Mai 1950 - 21h40 Entrée en gare de Bort
les Orgues du dernier train en provenance
d'Eguirande.
1950 - Le Ministre Henri Queuille (ancien député
maire de Neuvic - trois fois Président du
Conseil entre 1948 et 1951) a pris l'engagement
de faire reconstruire la voie ferrée Bort
Ussel, alors que les partisans du "tout routier",
semblent déja triomphants. La nouvelle voie
doit rejoindre Ussel en passant par les plateauxvia
les villages de Margerides et Saint Exupéry
où il est prévu d'ouvrir des gares.
La ligne ne comporterait aucun ouvrage d'art majeur,
à l'exception d'un seul et unique grand tunnel
de 6628 m de long, en pente moyenne de 21 mm
/ m, seule solution valable pour descendre la haute
falaise des Orgues et atteindre le fond de la vallée
où se trouve la ville. Il s'agit en effet de passer
de l'altitude moyenne des plateaux (580 m) à celle
de la ville (440 m).
1er mars 1951 - fermeture des vannes du barrage
et première mise en eau.
27 avril 1951 - Début des travaux
de percement du tunnel sur le site de Vioux. Ce
site est l'endroit à partir duquel a été creusé
le plus gros tronçon du tunnel de la Fourcherie.
On a d'abord percé une galerie annexe (fenêtre)
longue de 800 m, de 2,50 m de section, et en pente
descendante de 60 mm / m, qui a été
réalisée en deux ans. Cette première galerie
a permis de rejoindre le site proprement dit du
tunnel ferroviaire. dont on percera une amorce de
50 m vers l'aval (côté Bort) et le reste (1450 m)
vers l'amont (côté Fourcherie). NB: Les informations concernant le percement
du tunnel ont été mises à jour
afin de prendre en compte les recherches efectuées
et les plongées souterraines effectuées
dans ce tunnel en avril 2010 par l'association "Chemins
à fer". Le compte rendu de l'exploration
est accessible à l'adresse http://www.chemins-a-fer.org/pweb/1004.htm.
La longue fiche rendant compte des travaux est consultable
à l'adresse http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu19/19252.1.pdf
Dimanche 27 février 1955 - 15.000 personnes
défilent dans les rues de Bort pour demander
le rétablissement de la ligne vers Ussel.
Les élus défilent en tête
du cortège
30 septembre 1955 - Arrêt des travaux de
percement du nouveau tunnel: 30 m seulement
sont creusés au pied du barrage.
21 janvier 1960 - Le Conseil municipal de Bort les
Orgues se réunit en séance publique
pour soutenir le syndicat de Défense constitué
pour demander la réouverture de la ligne.
Près de 250 communes de Corrèze, Cantal
et Puy de Dôme sont adhérentes à
ce syndicat qui multiplie les démarche et
deposera même un recours au Conseil d'Etat.
Alors que la tension est à son comble, le
conseiller municipal Joseph Thomas est frappé
d'une attaque et meurt subitement.
26/05/1990 Fermeture au trafic voyageurs
de la ligne de Bort à Neussargues - A cette
occasion le journal "Le Monde" a publié
un très bel article titré "Un
si joli petit train" sous la signature
de BERNARD LAURENT. Nous ne résistons pas
au plaisir de vous le faire lire, d'autant qu'encore
aujourd'hui (2010) l'histoire semble vouloir bégayer.
"Comme tout le monde, je suis émerveillé des
succès techniques que la SNCF obtient avec son TGV
(le Monde du 11 mai 1990). Malheureusement, les
prouesses en vélocité semblent se faire sur le dos
des autres lignes. Le 26 mai prochain, l'omnibus
Neussargues - Bort-les-Orgues circulera pour la
dernière fois. Il avait résisté à tout : aux guerres,
aux tempêtes de neige, à l'aménagement du territoire...
Chaque matin, il faisait son entrée à coups de trompe
dans Riom-ès-Montagnes, dont il était, avec la foire
aux bestiaux et la distillerie Avèze, la principale
attraction : on venait du monde entier pour le
photographier, pour le saisir lorsqu'il se dandinait
sur le viaduc en courbe de Saint-Saturnin, ou lorsqu'il
marquait l'arrêt, tout suant, à l'incroyable halte
de Landeyrat-Marcenat, perdue sur le Cézallier cantalien.
Il ne rapportait pas un sou, c'est sûr. Mais il
était là, chaque jour, par tous les temps. Il apportait
le courrier. Il desservait Allanche, Lugarde-Marchastel,
Condat-Saint-Amandin, Montboudif même ! A bord,
tout le monde se parlait, parce qu'il n'y avait
qu'une seule salle dans le petit autorail bleu.
Ça cahotait franchement, mais curieusement personne
ne songeait à s'en plaindre ; sa patauderie déchaînait
les éclats de rire chez les randonneurs sac à dos,
et l'indulgence souriante des habitués. Les retraités
le saluaient depuis les jardinets... Il était là.
Parfois la France est très loin, et la solitude
est immense sur le Cézallier... "(Article paru
dans l'édition du 18.05.90)
On voit ici un de ces derniers autorails,
identique à ceux qui circulaient sur la ligne
Bort Neussargues jusqu'en 1990. Ils ont été
construits entre 1957 et 1962 avec à l'origine une
livrée crème pour le toit, rouge pour le bas de
la caisse, pus rouge sur le toit avec un bandeau
crème au milieu de la caisse. A partir de 1976,
la série subit une grande révision générale, avec
la modernisation de certains équipements et la pose
d'une livrée bleue avec un bandeau blanc, d'où leur
surnom de " Bleu d'Auvergne ". (Le fim ci-dessus
montre l'arrivée d'un de ces autorails en
gare d'Eguyrande)
27/05/1991 Fermeture au trafic marchandises
de la ligne de Bort à Neussargues
1994 Fermeture de la ligne vers Aurillac
(déferrée de Cheyssac à Mauriac).
1993 Une poignée de passionnés s’est engagée en
faveur de la sauvegarde de la ligne Bort
Neussargues en constituant l’Association des Chemins
de Fer de la Haute Auvergne.
1997 Exploitation du train touristique “Gentiane
Express®” entre Riom-ès-Montagnes et Lugarde
(Département du Cantal).
2002 Ouverture du second tronçon au trafic
Bort-les-Orgues - Riom es Montagne
L'exploitation de la ligne touristique
aujourd'hui
Le matériel roulant
Le service est assuré depuis 2007 par l'autorail
RGP 1 X 2725 appartenant à la SNCF qui le met à
la disposition des CFHA par convention.
L'association dispose également par convention
avec la SNCF d'un autre autorail du même type
RGP X2726.
Les autorails X 2700, nommés RGP (Rames pour relations
à Grands Parcours), sont composés d'un ensemble
indissociable de deux caisses, un élément moteur
et une remorque. Ces autorails ont été
mis en service par la SNCF à partir de mai 1955.
Ils font partie d'une série de dix-huit autorails
monomoteur d’une puissance de 825 ch destinés à
des liaisons grands parcours et numérotés
de X 2721 à X2738.
Une rame miniature Rocco de l'autorail RGP
X 2700 dans la livrée d'origine en 1955 (Voir
le site)
Leur vitesse était de 140 km/h pour les
versions (X 2721 à X 2738) équipées du moteur SACM/MGO
de 825 ch.
La décoration d'origine comportait un haut de caisse
jaune paille et un bas de caisse vert clair séparés
par un jonc aluminium. Ces couleurs valurent à la
rame le nom familier de « Lézard vert ».
Equipés du moteur MGO, les RGP 1 furent construite
par la société De Dietrich pour les motrices et
les Etablissements Brissonneau & Lotz pour les remorques.
Ces autorails furent engagés sur plusieurs liaisons
grandes lignes et notamment entre Paris et Clermont-Ferrand
sur les trains “le Bourbonnais” et “l’Arverne”.
Des éléments supplémentaires et spécialement aménagés
assurèrent des liaisons “Trans Europ Express” (TEE)
entre plusieurs grandes villes européennes.
En 1970, avec l’arrivée de nouveaux matériels,
les RGP 1 furent retirées de ces liaisons grands
parcours au profit de rames plus récentes et disposant
d’une plus grande capacité de voyageurs.
Après une première modernisation, ces engins continuèrent
leurs services sur des trajets directs et omnibus
ne dépassant pas 400 kilomètres. Une des dernières
relations à grand parcours réalisée par les RGP
1 fut la liaison Lyon-Bordeaux via Clermont-Ferrand
et Tulle sur un trajet de plus de 550 kilomètres.
Il s'agit bien du même autorail que
ci-dessus. Mais la rame a été "modernisée"
Trente ans après leur mise en service, la SNCF
pris la décision en 1983 de les moderniser une
seconde fois afin de leur donner une prolongation
de vie d’environ 20 ans. Des transformations offrirent
aux voyageurs un niveau de confort comparable à
celui offert par des matériels plus récents. Des
nouvelles cabines de conduite en polyester prirent
places aux deux extrémités de la rame. Ces engins
modernisés furent engagés sur de nombreuses lignes
de montagne et notamment sur la majestueuse ligne
des Cévennes entre Clermont-Ferrand et Nîmes.
Au delà de Neussargues...
Au délà de Neussargues continue la
voie vers Béziers au sud et vers Clermont
Ferrand au Nord
Vers Clermont
Côté Nord, la voie vient d'être
renouvelée sur 25 km, depuis Arvant jusqu’à 2 km
au sud de la gare de Massiac, bénéficiant
de son insertion sur le parcours Clermont Aurillac.
Le chantier commençé le 29 juin 2009
aura nécessité le remplacement de
50.000 traverses et la mise en place de 50.000 tonnes
de ballast. Les rails traditionnels ont été remplacés
par de « longs rails soudés ».
Ce chantier, qui s’élève à 17,3 millions d’euros,
entre dans le cadre de la modernisation de la voie
Clermont/Aurillac, débutée en 2007. D’ici 2013,
l’ensemble des travaux réalisés auront atteint les
68 millions d’euros, dont 14,2 financés par la Région
Durant l'été 2010, quatre phases
de travaux successives auront lieu dans le Cantal,
. La première tranche, débutée depuis le 15 mars
et qui devrait se terminer au 4 juin, concerne les
tronçons Issoire-Arvant et Capdenac-Tessonières.
La deuxième, du 14 juin au 23 juillet, est localisée
sur la partie Neussargues-Aurillac, et dit terminer
le pan Capdenac-Tessonières. La troisième, du 26
juillet au 27 août met en jeu plusieurs secteurs:
Arvant-Neussargues, Aurillac-Brive, Saint-Denis-Capdenac
et Neussargues-Saint-Flour. La quatrième enfin,
jusqu'à fin novembre, terminera les travaux engagés
sur le tronçon Aurillac-Brive. Ces travaux nécessiteront
l'interruption du traffic. Pendant toute la période
les bus prendront la place des trains.
Durant tout l'été 2009, la ligne du Lioran (Clermont-Aurillac)
avait déja été fermée pour
cause de travaux entre Arvant et Aurillac. La fin
des travaux et la réouverture de la ligne
s'est effectuée le 11 septembre 2009.
Vers Beziers
En direction de Béziers, la ligne descend
vers Saint Flour avant de traverser le viaduc de
Garabit et de se diriger vers Saint Chély
d'Apcher.
Malheureusement la ligne est en bien mauvais état
et plusieurs passages sont limités à
30km/h. Il faut donc 5heures pour couvrir la distance
de Neussargues à Béziers et c'est
une moyenne de 50 voyageurs qui emprunte chacun
des trains. Lourdement déficitaire la ligne
est menacée de fermeture depuis 15 ans .
Pourtant, la mobilisation du Comité pluraliste
de réhabilitation, de défense et de
promotion de la ligne Sncf Béziers Neussargues
Clermont- Ferrand Paris" avait abouti en 2000
à l'inscription au Contrat de plan de la
réhabilitation complète de la ligne.
Mais, dès 2002, le projet était mis
en suspend.
Le 9 mars 2007, suite au déraillement du
25 février 2006 (lire
le rapport d'enquête - pdf) RFF (Réseau
ferré de France) avait fermé le tronçon entre
Neussargues et Saint-Chély, parce que "l'état
de dégradation de la voie ne permettait plus d'assurer
la sécurité des trains et des voyageurs". Or
c'est sur cette ligne que l'usine Sollac de Saint
Chély transporte quelque 120 000 tonnes de
matériel par an. Transporté par la route,
cela représenterait, entre Saint-Étienne et Saint-Chély,
4 700 camions.
Mais la réouverture a bien eu lieu à
la mi-juillet 2007 comme l'avait assuré Réseau
Ferré de France. L'entreprise, a engagé pas moins
de 7,5 millions d’euros de travaux afin de remettre
en état la ligne entre Talizat et Loubaresse. A
la limite du Cantal et de la Lozère, des travaux
avaient déjà été menés il y a quelques années. “Le
chantier actuel doit permettre de tenir la ligne
en vie encore 8 à 10 ans” a précisé Franck Bourgain,
directeur départemental de la SNCF, lors de la visite
des élus. Le renouvellement complet de la voie est
en cours sur 7,7 kilomètres entre Talizat et Andelat
avec remplacement du ballast, des traverses et des
rails et amélioration du tracé. “Avec le temps,
la voie a tendance à se décaler”, constate Christian
Gibelin, responsable de la maîtrise d’œuvre pour
la SNCF. Entre Andelat et Ruynes-en-Margeride, puis
5 kilomètres avant d’arriver à Loubaresse, il est
procédé au remplacement d’un tiers des traverses
et au relevage de la voie. Sur les 26 kilomètres
de chantier, les travaux consistent également à
modifier le “profil en long”, c’est-à-dire la correction
des ondulations ayant été prises par la voie. Toute
cela contribuera à améliorer le confort des voyageurs.
A l’ouverture de la ligne, les trains ne pourront
rouler qu’à… 55 km/h conformément au règlement avant
de retrouver peut-être ensuite la vitesse de 75
km/h. (Source: l'Union,
journal agricole du Cantal)
3/08/2010 Dernier épisode en date, désormais
le train l'Aubrac 15940 /15941 n'est plus assuré
en rame Corail, depuis début Juillet 2010. C'est
maintenant une rame Z Ter de la région Languedoc
Roussillon qui assure, vice versa le service de
Béziers à Neussargues. Les voyageurs sont obligés
de changer de train à bord d'un AGC Auvergne afin
de poursuivre leur voyage jusqu'à Clermont ! Une
manifestation a eu lieu le 1er juillet 2010 au viaduc
de Garabit pour protester. La SNCF a indiqué
qu'elle procédait à la rénovation
de la rame...
(1) Pour en savoir plus sur le Viaduc de Garabit,
on se reportera au magnifique ouvrage de Patricia
Vergne Rochès qu'on a vu dans un reportage
de l'émission de France3 "Des Racines
& des Ailes" au printemps 2009. Son livre:
"Le Viaduc de Garabit, un géant d'un
autre temps" aux éditions La Vie du
Rail 2007
Sommaire
L'agenda de Carnet de Bort propose un calendrier
des manifestations, sorties et loisirs à Bort les
Orgues et sa région ainsi que l'actualité
locale, des informations historiques, touristiques et de
nombreux renseignements.
Naturellement, vos infos sont bienvenues
et leur insertion est totalement gratuite.